Les textes d’autrefois, l’édition d’aujourd’hui.

Souvenirs d’un vieux précepteur

Étienne ALLAIRE

En 1850 la famille d’Orléans est en exil au Royaume-Uni. La vie est tranquille, retirée et assez triste à Claremont House. Le décès tragique du prince Ferdinand, huit ans plus tôt, pèse encore lourd sur les cœurs. Le vieux roi Louis-Philippe vient de s’éteindre. À la fin de l’année, l’auteur arrive sur recommandation à Claremont, pour y prendre ses fonctions de professeur auprès des deux jeunes princes. Il restera huit ans.
Regard sur un épisode peu traité de l’histoire de France.
(Édition annotée)
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En revenant, nous nous arrêtâmes à Reichenau, près du confluent du Rhin supérieur et du Rhin inférieur : là encore nous eûmes occasion de faire bien des réflexions, mais d’un ordre tout différent ; car c’est là que le roi Louis-Philippe, banni et poursuivi par la République française, avait, en 1793, exercé sous le nom de Chabaud le métier de professeur, et avait enseigné, après avoir passé les examens nécessaires, le français, l’anglais, l’histoire, la géographie, l’arithmétique et la géométrie. Son vrai nom n’était connu que du capitaine Jost, directeur du collège. M. de Planta, qui était propriétaire du château, recevait souvent la visite de M. Chabaud, et vantait ses talents variés. Un jour le professeur essaya, pour régaler la société, de faire des glaces et des sorbets. Ce produit culinaire n’était pas merveilleux, mais on sut gré au professeur d’avoir appris aux habitants un moyen de profiter des ressources de leur pays. En 1830, M. de Planta reçut, à Reichenau, une magnifique provision de glaces parfumées, avec les excuses du roi des Français pour les maladresses du professeur Chabaud. C’est M. de Planta qui nous raconta lui-même cette anecdote pour égayer les jeunes Princes ; mais ils n’étaient pas d’humeur joyeuse.

Étienne Allaire

11 octobre 1822, Livarot
† 27 août 1896, Contrexeville

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Professeur titulaire de seconde au collège Stanislas, à Paris ; professeur auprès des princes de la maison de France.
La soeur de sa seconde épouse, Marguerite Botot de Saint-Sauveur, avait épousé le docteur François-Joseph Moreau, médecin-accoucheur de la reine Marie-Amélie de Bourbon-Siciles ainsi que de la duchesse d’Orléans, et médecin des enfants de France. Cette circonstance lui ouvrit la porte de la maison d’Orléans, qu’il servit pendant huit ans en tant que l’un des professeurs chargés de l’éducation des fils orphelins de Ferdinand-Philippe d’Orléans, Philippe comte de Paris et Robert duc de Chartres. À la majorité des princes il dut quitter ses fonctions, mais devait garder sa vie durant un profond attachement à la maison d’Orléans.

Préface

Chapitre I – 1850-1851

Désigné et agréé pour prendre part à l’éducation du comte de Paris et du duc de Chartres, je vais en Angleterre et j’y arrive à la nage. Je suis présenté par la duchesse d’Orléans à ses fils ; j’écoute ensuite la Princesse nous expliquer ses vues personnelles et celles de feu son mari sur l’éducation des princes. Je m’entends avec M. Régnier. Programme des études. Voulant vivre comme un camarade avec nos élèves, et partager leurs jeux, je tombe sur le nez. Après ce beau début, je fus conduit à Claremont qui m’effrayait beaucoup, et présenté à la Reine Marie-Amélie qui me rassura par sa bonté : la position de M. Régnier et la mienne s’améliorent et se consolident.

Chapitre II – 1851-1852

Qu’est-ce qu’un Prince ? Caractère du comte de Paris et du duc de Chartres. L’exil et ses douleurs. 1er mai, fête du comte de Paris. Ouverture de la première grande Exposition internationale à Londres. Mon cours de l’histoire de la Géographie en tire grand profit. Théorie des progrès. Premiers essais de Fusion. Attitude de la duchesse d’Orléans. Approbation de ma conduite par S. A. R. Je vais en vacances ; ma mère m’encourage. Prudence et discrétion envers les amis trop curieux. Je reviens en Angleterre et j’aperçois les difficultés que la duchesse d’Orléans rencontrait partout, même à Torquay. Pendant l’automne nous travaillions tranquillement à Esher, quand nous fûmes troublés par le coup d’État de Louis-Napoléon en France et la confiscation des biens de la famille d’Orléans. Résignation de la Reine, indignation de la Duchesse. Plaisanterie de M. Thiers.

Chapitre III – 1852

L’Empire, et tous les Princes de race royale exilés. On parlait plus que jamais de la Fusion. M. de Boismilon se charge d’enseigner l’histoire depuis 1789 et me laisse tout le reste. Algarade du duc de Chartres. Intervention de la Reine. La Duchesse nous emmène en Allemagne. La princesse Charlotte et Léon XIII en Belgique. Séjour à Eisenach. Importance morale de cette ville. Influence de l’armée prussienne. La Révolution en Allemagne. Après un court voyage en France, je retrouvai les Princes et leur mère à Baden, en Argovie. Nous visitons avec le colonel de Bontemps le champ de bataille de Zürich. Leçon de stratégie du haut du Righi. Visite à Chambéry, chez Mme de Bontemps ; à Coppet, chez Mme de Staël. Séjour à Saint-Gervais ; enthousiasme pour le Mont-Blanc. Course au lac du Bourget.

Chapitre IV – 1852-1853

Accident d’Oron : la Princesse a la clavicule cassée, Mme de Vins deux côtes enfoncées. Tapage des paysans ivres. Difficultés pour ramener les blessées à Lausanne. La reine Marie-Amélie vient voir sa belle-fille et obtient d’elle la promesse de revenir en Angleterre. La Duchesse y alla dès qu’elle put. Ses émotions à la vue des côtes de France. Elle ne put rester à Esher, près de Claremont ; elle chercha un climat plus doux à Kitley (South Devon). Hiver extrêmement humide, maladies, tristesse profonde, courage de S. A. R. Elle conduit ses fils à Claremont en mai. Je vais me guérir en Normandie. Confirmation du comte de Paris, première communion du duc de Chartres. Beau printemps à Kitley. En été on se dispose à quitter Esher et Claremont. M. Régnier se retire en France et le général Trézel est nommé gouverneur du comte de Paris. S. A. R. va chercher le repos à Eisenach.

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