Les textes d’autrefois, l’édition d’aujourd’hui.

Le prêt de la morte

Vicente BLASCO IBAÑEZ

Longue nouvelle, forte, pittoresque, colorée, très chargée émotionnellement.

Un étrange chemin, qui se voudrait salvateur mais qui ne finit pas bien, entraîne le personnage principal à l’extrême limite de ses forces, et à la frontière d’une réalité de plus en plus floue.

« L’auteur, dans un fantastique parfaitement maîtrisé, y entraîne aussi le lecteur, jusqu’à frôler la frontière des mondes, de la peur et de l’espoir, de la vie et de la mort. »

   

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Rosalindo ne tarda point à prendre l’aspect des ouvriers du pays, et rien ne resta en lui du gaucho de Salta. Il avait coupé ses moustaches et transformé son habillement. Il suivait avec assiduité, dans les divers lieux où il travaillait, les prédications de certains ouvriers venus d’Europe, qui prêchaient contre les compagnies salpêtrières et qui excitaient leurs camarades à la révolte. Mais une grève, suivie d’incendies et de pillages, fut réprimée aussitôt par les soldats chiliens avec un copieux emploi de mitrailleuses, ce qui rendit la prudence à Rosalindo et à la plupart de ses camarades.

Il y avait déjà huit mois qu’il travaillait, lorsqu’il eut le grand plaisir de rencontrer un compatriote qui voulait revenir à Salta.
La vie de cet homme dans les salpêtrières avait été moins agréable et moins fructueuse que celle de Rosalindo. Pendant les premiers mois, il avait gagné beaucoup ; mais comme il était joueur, tous ses gains étaient restés dans les maisons de remolienda. Finalement ses dettes et ses querelles l’obligeaient à quitter le pays. Rosalindo, lui, n’était pas joueur ; son vice dominant avait toujours été la boisson, et depuis qu’il gagnait gros, il pouvait aussi bien qu’un monsieur satisfaire largement ce vice.

Vicente Blasco Ibañez

29 janvier 1867, Valence (Espagne)
† 28 janvier 1928, Menton

Passé à la postérité surtout en tant qu’écrivain, il a eu en réalité un parcours de vie foisonnant.

Journaliste et homme politique, il fonde un journal, El Pueblo, et un mouvement politique, le blasquisme ; romancier, cinéaste, conférencier, sa volonté d’affirmation est indomptable.

Républicain et anticlérical passionné, ce trublion connaît plusieurs fois l’exil et la prison ; il ne reculera même pas devant le duel pour défendre ses opinions.

Encore après son décès, sa notoriété continuera à refléter les vicissitudes politiques de son pays.

Du même auteur :
Le soulèvement de Martinez

CHAPITRE I

CHAPITRE II

CHAPITRE III

CHAPITRE IV

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