Les textes d’autrefois, l’édition d’aujourd’hui.

La gueuse parfumée

Paul ARÈNE

Cinq récits hauts en couleurs, qui fleurent bon la lavande et la brise méditerranéenne.

Le premier, Jean-des-Figues, longue nouvelle pleine de rebondissements, rencontra vite le succès et fut souvent publié à part.
Les cinq récits tournent autour de Canteperdrix, petite bourgade rappelant fort un certain Cucugnan. Rien d’étonnant : Arène et Daudet, auteurs aux styles à peu près interchangeables, étaient amis et écrivaient souvent à quatre mains.

« Ici comme au Moulin, au-delà de la mélancolie d’un monde aujourd’hui disparu, c’est le plaisir d’un voyage dans le temps retrouvé. »

   

 3,22

Il y a une place à Antibes, la Grand’Place, avec une vieille tour sarrasine qui, s’ennuyant toute seule derrière les maisons, regarde, par-dessus les toits, tout le long du jour, ce qui se passe de neuf au café de la Marine.

Et quel silence partout :

À peine troublé dans les rues par le soupir qu’arrache la brise aux frêles palmes de quelque dattier penché sur le mur d’un jardin où l’auvent d’une épicerie, et par le bruit de l’eau des lavoirs qui jaillit limpide, et puis s’en va, coulant en ruisseaux au milieu des rues, s’ensanglanter, devant les fabriques de coulis, du jus des tomates pressées.

À la porte marine, sur le pré de la Prud’homie, une chaudière fume, pleine de tan pour teindre en brun les voiles. Des filets sèchent étendus. Amarrées le long du quai, les tartanes restent immobiles au-dessus de leur immobile reflet. Un bateau entre, tout se révolutionne : les coques dansent, les mâts s’inclinent, et leur longue image s’en va serpentant dans l’eau claire avec une flamme rouge au bout.

Mais sans bruit, sans qu’un cordage crie, sans qu’un cordage grince, comme si Antibes tout entière, la ville et le port, craignait de donner l’éveil au crabe velu ou au poulpe que guette là-bas ce vieux pêcheur, un roseau à la main et jambes nues dans l’eau.

Puis de jolis noms : l’Îlette, la Gravette, diminutifs bien choisis pour une petite ville qui ne rougit pas d’être petite ville ; et partout quelque chose d’aimable et d’intime rendu plus intime encore par le contraste du ciel profond, de la grande mer, des Alpes immenses et de Nice dont on aperçoit là-bas, visible dans une brume d’argent, entre les Alpes et la mer, la longue ligne de maisons blanches.

Paul Arène

26 juin 1843, Sisteron
† 17 décembre 1896, Antibes

Issu d’un milieu artisan et ouvrier, Paul Arène choisit très tôt la littérature et le journalisme.

Il « monte à Paris », où il peut vivre de ses écrits, mais ne cessera jamais de faire des allers-retours vers sa ville natale.

Compatriote provençal et grand ami d’Alphonse Daudet, il prendra une part importante à l’écriture des Lettres de mon moulin.

Jean-des-Figues

Le Tor d’Entrays

Le clos des âmes

La mort de Pan

Le canot des six capitaines

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  1. Note 5 sur 5

    Martine

    Vraiment agréable à lire. Effectivement à certains moments on se croirait dans l’univers d’Alphonse Daudet , c’est étonnant…

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