Les textes d’autrefois, l’édition d’aujourd’hui.

Le Grand Dérangement

Placide GAUDET

Une minutieuse enquête sur les circonstances ayant conduit, au milieu du XVIIIe siècle, à l’expulsion et à la déportation de masse, par les Anglais, des colons français du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, les Acadiens.

« Ce drame, ressenti douloureusement jusqu’à aujourd’hui, a contribué à forger une forte identité acadienne, et s’est inscrit profondément dans l’histoire et la mémoire du Canada. »

Depuis de longues années, William Shirley, gouverneur de la baie du Massachusetts, l’ennemi le plus acharné des Acadiens, et Charles Lawrence, qui n’avait jamais pu pardonner aux troupes françaises à Beauséjour, ainsi qu’aux Acadiens qui s’étaient rangés du côté du chevalier de La Corne, au printemps de 1750, qui n’avait jamais pu pardonner, dis-je, la retraite qu’il fut forcé de faire, attendaient une occasion favorable de déporter les Acadiens.

Mais ils n’osaient entreprendre la mise à exécution de ce projet tant que les forts de Beauséjour et de Gaspareau, sur l’isthme de Chignictou, seraient en possession des troupes françaises. Par la ruse et par mensonge, en faisant des fausses représentations au secrétaire d’État, ils réussirent à obtenir l’autorisation d’attaquer ces postes si l’exposé des faits qu’ils lui avaient communiqués était exact. Shirley s’empressa de répondre que ses informations étaient mal fondées, mais cela ne l’empêcha pas de s’entendre avec Lawrence pour faire recruter au Massachusetts un régiment de deux bataillons pour aller s’emparer de ces deux forts.

Le lieutenant-colonel Robert Monckton reçut de Lawrence l’ordre de se rendre à Boston pour faire ce recrutement. Ses premières instructions à cet effet portent la date du 7 septembre 1754, et le 29 janvier 1755, le commandant en chef de la province de la Nouvelle-Écosse lui en donna des nouvelles. Le lendemain, 30 janvier (ailleurs Lawrence date cette lettre du 29 janvier), Lawrence écrivait à Monckton comme suit : « Par vos instructions supplémentaires, vous trouverez la substance de la déclaration que vous ferez, dès votre arrivée à Chignictou, aux habitants français de ces districts, les informant du sort qui les attend s’ils refusent de faire ce qu’on exige d’eux, ce qui, pour le présent, consiste à remettre leurs armes et à demeurer tout à fait paisibles dans leurs habitations. Je ne demanderais à aucun d’eux de prêter le serment, vu que la prestation du serment nous lierait les mains et nous empêcherait de les chasser dans le cas où, comme je le prévois, la chose deviendra nécessaire. »

Placide Gaudet

19 novembre 1850, Cap-Pelé (Nouveau-Brunswick)
† 9 novembre 1930, Shédiac (Nouveau-Brunswick)

Instituteur, journaliste, la véritable passion de Placide Gaudet fut toujours l’histoire de ses ancêtres et de son pays, l’Acadie, et par suite logique, la généalogie.

Il poursuivit cette recherche pendant toute sa vie, mettant même ses élèves à contribution en les envoyant interroger les anciens. Sa généalogie des familles acadiennes, parue en 1906, demeure la référence incontestée en ce domaine.

En butte constante à des soucis financiers, d’une santé fragile, très réticent à publier des travaux qu’il considérait toujours comme inachevés, son Grand Dérangement fut son seul ouvrage en dehors de ses publications strictement généalogiques.

Comme ses méthodes d’enseignement avant-gardistes, sa thèse concernant la responsabilité de la déportation fut vivement contestée avant de s’affirmer.

En 1955 il fut honoré par le Canada du titre de Personne d’importance historique nationale.

Avant-propos

I – Rôle infâme de Winslow à la Grand-Prée.

II – La question de déporter les Acadiens.

III – Boscawen approuve la déportation.

IV – Shirley et Lawrence. Où ce dernier dévoile son jeu.

V – Correspondance de Laurence. Les Acadiens sont « sa bête noire ».

VI – Où Lawrence avoue son crime.

VII – Lawrence et son protecteur le comte d’Halifax.

VIII – Départ de Hopson. Lawrence le remplace.

IX – Correspondance de Lawrence avec les autorités britanniques.

X – Continuation de la correspondance de Lawrence.

XI – Réponse des lords commissaires du Commerce et des Colonies à Lawrence.

XII – Diverses interprétations données à la lettre de sir Thomas Robinson, du 13 août 1755.

Appendice A
L’église St-Charles de la Grand-Prée.

Appendice B
À propos des limites de l’Acadie.

Appendice C
L’achat du terrain de l’église de la Grand-Prée.

Appendice D
Le parc commémoratif de la Grand-Prée.

Appendice E
Le monument d’Évangéline à la Grand-Prée.

Appendice F

NOTE

Un Cri de Ralliement

Aux Acadiens des Provinces Maritimes, de la Province de Québec, des États de la Nouvelle-Angleterre et de la Louisiane.

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