Les textes d’autrefois, l’édition d’aujourd’hui.

Mémoires de Gasbaroni

Pierre MASI

Derrière le récit de la vie du chef de bande Gasbaroni, l’auteur brosse un vaste tableau du brigandage en Italie au XIXe siècle.

« Il retrace son histoire depuis ses origines, dans la mouvance de la Révolution française et de l’Empire, il en analyse les causes, en décrit les conséquences économiques et sociales, et en fait un portrait au jour le jour d’autant plus authentique qu’il en faisait lui-même partie. »

   

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Dans ce temps-là se joignirent à la bande cinq autres jeunes gens, également originaires des États du pape, parmi lesquels se distinguait un certain Massaroni (Alexandre), de Vallecorsa, jeune, hardi, et du même caractère que Gasbaroni. Bientôt, après avoir tenu conseil ensemble, ces six hommes se décidèrent à quitter le Calabrais, et formèrent une petite bande dont Gasbaroni fut élu chef en raison de son ancienneté relative dans le métier, ancienneté qui n’était cependant que de quelques mois. Voilà donc notre Antoine Gasbaroni devenu pour la première fois chef de bande ! Il s’acquitta tout de suite et parfaitement de cette fonction, soit à cause de l’expérience qu’il avait acquise dans ses relations avec les brigands lorsqu’il était berger, soit par suite des connaissances qu’il avait puisées dans l’exercice du brigandage sous les ordres du Calabrais, soit enfin grâce à la faiblesse politique et administrative des deux gouvernements de Rome et de Naples. Quoiqu’il en soit, il est certain que Gasbaroni dirigea très bien sa bande, fit des butins heureux, trouva et employa de l’argent pour se faire des amis et acheter, pour lui et ses compagnons, de nouvelles armes, des habits, et tous ces ornements d’or et d’argent dont j’ai donné la description au sixième paragraphe.

Pierre Masi

1801
† 1871

Pierre Masi, brigand lui-même, est un ancien membre de la dernière bande de Gasbaroni, et son compagnon de captivité.

Ayant pu acquérir quelque instruction dans la prison où il termina sa vie, il arriva à mettre par écrit ses Mémoires, en réalités consacrés en majeure partie à la vie de son chef admiré, Antoine Gasbaroni.

Celui-ci, personnage frustre, brutal et analphabète, entra jeune dans le brigandage.
Pendant presque dix ans, avec ses bandes successives, il terrorisa la région de Frosinone, au sud de Rome, avant d’être arrêté avec ses complices, et de terminer sa vie en prison.

Préface du traducteur

Origine et but de ces mémoires. – Leur intérêt actuel. – Circonstances dans lesquelles ils ont été composés et traduits. – Entrevue du traducteur avec Gasbaroni et Masi dans leur prison au fort de Civita Castellana. – Considérations générales sur le brigandage dans la province de Frosinone.

Avertissement de l’auteur

Motifs qui doivent mettre la sincérité et la véracité de l’auteur à l’abri de tout soupçon. Absurdité et fausseté de certains bruits répandus sur le compte de Gasbaroni. Réponse aux préventions défavorables dont ces Mémoires pourraient être l’objet. Plan général de l’ouvrage.

Préliminaires

Organisation du brigandage

I – Noviciat du brigandage. – Conditions et épreuves nécessaires pour y être admis.

II. – Précautions et règlements observés pour les marches, les stations, les bivouacs et les repas.

III. – Procédés usités pour la prise et le partage du butin. – Règles pour les dépenses et les emplettes communes.

IV. Soins et traitement appliqués aux malades et aux blessés. – Tactique employée pour les soustraire aux recherches de la force armée.

V. – Intelligences nouées dans les différentes classes de la population. – Précautions spéciales observées dans les relations avec les amis du premier ordre et les fournisseurs. – Complicité de certains employés du gouvernement.

VI. – Description du costume et de l’armement adoptés par les brigands.

PREMIÈRE PARTIE

Chapitre Ier (1799 à 1814)

Description géographique de la province de Frosinone. – Troubles révolutionnaires de l’Italie en 1799. – Origine du brigandage moderne. – Invasion des Français dans le midi de l’Italie. – Sac de Terracine. – Exécution sommaire de vingt-quatre brigands à Sonnino. – Formation des premières bandes dans la province de Frosinone. – Histoire abrégée des principaux prédécesseurs de Gasbaroni. – Mort de l’intrépide Jean Rita. – Domination française ; ses efforts et ses rigueurs contre le brigandage. – Promulgation et résultats de la fameuse loi de la Ristretta. –Déportation des familles des brigands et désordres qu’elle occasionne. – Exploits de Pascal Iambucci. – Enlèvement du sous-préfet de Frosinone (1). – Assaut nocturne du château d’Arnara. – Assassinat du maire de San Stefano. – Enlèvement du chevalier Magistris. – Arrestation de Mgr Ugolini. – Gaetano-le-Calabrais enlève les deux frères Giuliani, et les tue. – Arrestation de la princesse d’Étrurie par Vincent Panici. – Exécution exemplaire de ce dernier brigand. – Chute du régime impérial. – Situation avantageuse qui en résulte pour les brigands. – Massacre des autorités municipales de Vallecorsa par Iambucci. –Naissance, famille et jeunesse de Gasbaroni. – Son premier meurtre.

Chapitre II (1814 et 1815)

Célèbre amnistie de Pie VII en 1814, et ses conséquences. – Liste des brigands compris dans cette amnistie. – Circonstances qui entraînent Gasbaroni dans le brigandage. – Ses débuts et ses premiers succès dans ce métier. – Sa liaison avec Massaroni. – Épisode de la fin tragique de Dominique le Calabrais et de sa bande. – Violences et excès commis par les amnistiés dans la province de Frosinone. – Siège de Gaète en 1815. – Amnistie du général autrichien Bianchi. – Gasbaroni employé à l’approvisionnement de l’armée autrichienne. – Motif qui le ramène dans le brigandage. – Digression sur l’histoire d’une famille victime de la réaction politique. – Portrait et caractère de Gasbaroni. – Son retour dans la montagne. – Il enlève et rançonne un riche curé. – Résumé de deux fameux édits du cardinal Gonsalvi contre le brigandage.

Chapitre III (1815 et 1816)

Apparition du redoutable Joseph Decesaris sur la scène du brigandage. – Arrestation générale des amnistiés de 1814. – Louis Masocco échappe à cette mesure, et devient chef de bande. – Témérité et première blessure de Gasbaroni. – Sa guérison. – Récompenses promises par le gouvernement pour encourager la trahison dans les bandes. – Réflexions de l’auteur à ce sujet. – Quatre archers victimes de leur cupidité perfide. – Premier exemple de trahison entre brigands. – Ruse employée par Gasbaroni pour faire sortir son frère Janvier et son beau-frère De Paolis de la prison de Frosinone. – Nouvelle amnistie proposée, en 1816, par un commissaire du gouvernement. – Campement et rassemblement des bandes devant Vallecorsa. – Aventures dangereuses et plaisantes de Gasbaroni et de Massaroni dans l’intérieur de cette ville. – Soumission de Decesaris. – Son désappointement et son désespoir. – Son serment d’Annibal.

Chapitre IV (1817 et 1818)

Redoublement des rigueurs du gouvernement à l’égard des brigands et de leurs complices. – Représailles exercées par les brigands. – Embuscades dressées contre le prévôt de Vallecorsa et la force armée de San Lorenzo. – Fatale méprise et collision nocturne de deux escouades d’archers. – Heureux résultats du voyage de Mgr Pacca dans la province de Frosinone. – Arrivée du cardinal Gonsalvi à Terracine. – Ses propositions d’arrangement adressées aux brigands. – Motifs qui déterminent Massaroni et le frère de Gasbaroni à les rejeter, et Masocco à les accepter. – Portrait de Masocco. – Son entrevue solennelle avec le cardinal Gonsalvi. – Conditions de l’amnistie offerte aux brigands. – Capitulation de Masocco, de Gasbaroni et de toute leur bande. – Liste des nouveaux amnistiés. – Reprise de l’histoire de Decesaris. – Ses aventures au bagne de Civitavecchia. – Épisode singulier de son évasion avec Vittori et deux autres compagnons. – Comment ils trouvèrent à s’armer aux dépens des gendarmes. – Audacieuse tentative de Decesaris pour enlever le cardinal Fesch dans son palais à Frascati. – Séquestration et meurtre du comte Sylvestris. – Vengeance tirée des anciennes insultes d’un paysan. – Réalisation d’une sinistre prédiction faite par Decesaris à l’un de ses compagnons. – Détention des amnistiés et de leurs familles au fort Saint-Ange. – Mariage de Gasbaroni dans sa prison. – Machination perfide ourdie contre lui et son beau-frère De Paolis par leur camarade Antonelli. – Comment elle fut dévoilée, et quelles en furent les conséquences. – Nouvel édit du Secrétaire d’État pour la mise à prix de la tête des brigands.

Chapitre V (1818 et 1819)

Destinations données aux amnistiés après leur détention. – Internement de Gasbaroni à Cento, et de son beau-frère De Paolis à Comacchio. – Scène de leur séparation. – Suite de l’histoire de Decesaris et de sa bande. – Comment le gouverneur de Patrica tomba entre les mains de Vittori. – Le chef de bande Masocco transformé en chef de la force armée. – Ses talents et ses succès dans ce nouveau rôle. – Une vendetta à Sonnino. – Conjuration de Decesaris et des autres brigands contre Masocco. – Mission du commissaire Rotoli dans la province de Frosinone. – Sa conférence avec Decesaris, et son aveugle confiance. – Guet-apens monté par Decesaris contre Masocco. – Défection d’une partie de ses complices. – Épisode tragique et nocturne de la mort de Masocco et du commissaire Rotoli. – Massacre des familles innocentes de Decesaris et de Vittori. – Leur exaspération et leurs féroces représailles. – Blessure et guérison extraordinaire de Massaroni. – Fin tragique de Decesaris. – Réjouissances publiques et regrets secrets qu’elle occasionne. – Nouvelle trahison parmi les brigands.

DEUXIÈME PARTIE

Chapitre Ier (1820)

Aventures de Gasbaroni et de son beau-frère De Paolis pendant leur exil. – Heureuses conditions de l’existence matérielle de Gasbaroni à Cento. – Chagrins de sa femme et son accouchement. – Libéralités des autorités et sarcasmes de la population à l’égard de Gasbaroni. – Conduite désordonnée de De Paolis à Comacchio. – Son emprisonnement préventif, et son transfèrement à Ferrare. – Son projet de fuite. – Gasbaroni abandonne sa famille pour le suivre. – Arrivée et séparation des deux fugitifs devant Bologne. – Dissertation sur les circonstances de cette séparation. – Meurtre de la comtesse Mariscotti. – Arrestation et exécution de De Paolis. – Destinée et fin lamentables des femmes et enfants de Gasbaroni et de son beau-frère. – Pénible retour de Gasbaroni dans la province de Frosinone. – Circonstances qui amènent et accompagnent la capitulation de son frère Janvier. – Mission officielle donnée au religieux père Louis Lucatelli, pour engager les brigands à déposer les armes.

Chapitre II (1820)

Gasbaroni se remet en campagne et assomme un espion. – Son entrevue avec son frère Janvier et le père Lucatelli. – Motifs qui empêchent sa soumission et celle de Massaroni. – Démarches et éloquence inutiles du bon religieux. – Gasbaroni se joint à Massaroni devenu chef de bande. – Campement des brigands convoqués devant Terracine. – Ambition de Massaroni, et ses manœuvres secrètes contre l’influence du père Lucatelli. – Vittori et Minocci se rallient à la bande. – Amnistie de 1820. – Liste des seize amnistiés. – Publication officielle des noms et tableaux des brigands soumis et rebelles. – Nouvelles dispositions arrêtées par le gouvernement. – Mise à prix de la tête de Gasbaroni et de ses compagnons. – Vigilance et représailles exercées par les brigands contre les traîtres et les dénonciateurs.

Chapitre III (1820 et 1821)

Remords de Gasbaroni. – Jalousie et calomnies de Massaroni. – Gasbaroni à la recherche des nouvelles de sa famille. – Son exaspération. – Riche butin qui lui permet de s’armer et de s’équiper de nouveau. – Son retour dans la bande de Massaroni. – Épisode de l’enlèvement nocturne de sept élèves du séminaire de Terracine, et de l’égorgement de deux d’entre eux. – Dissertation sur les motifs d’un crime si lâche, et sur le partage des rançons obtenues. – Digression sur l’histoire de Michel Magari, chef de bande napolitain, émule et ami de Gasbaroni. – Ses premiers exploits. – Séquestration du joyeux baron Felice. – Révolution de Naples, et intervention autrichienne en 1820. – Réflexions politiques de l’auteur à ce sujet. – Démarches du général napolitain, prince Carascosi pour obtenir le concours des brigands. – Fameuse charte de sûreté qu’il leur octroya. –Monticello di Fondi constitué en asile du crime, et Massaroni en commandant de place. – Déplorables conséquences d’une pareille disposition. – Création des six compagnies de centurions pontificaux.

Chapitre IV (1821)

Le séjour enchanteur de Monticello di Fondi. – Honneurs et joyeuse existence de Massaroni, de la dame Mathilde sa femme, et de son secrétaire Mattei. – Installation de ce singulier commandant de place. – Orgies et extravagances de Massaroni. – Altération rapide et profonde de sa santé. – Prodigalité licencieuse de Gasbaroni à Monticello. – Coup de main qui lui procure de quoi remplir sa bourse. – Son heureux stratagème pour déjouer les poursuites de la force armée. – Lâche satisfaction donnée par Massaroni aux plaintes de l’autorité. – Invasion de l’armée autrichienne dans le royaume de Naples en 1821. – Évacuation momentanée de Monticello par les proscrits. – Conférence amicale de Gasbaroni avec deux officiers autrichiens. – Confirmation de la charte de sûreté. – Rentrée des brigands dans l’asile de Monticello. – Avertissement sinistre donné à Gasbaroni par une lettre anonyme. – Interprétations et précautions auxquelles cette lettre donne lieu. – Aveugle sécurité et impotence de Massaroni. – Histoire du prêtre Tolfa qui se joint aux brigands. – Gasbaroni quitte Monticello, et reparaît sur la scène du brigandage avec une nouvelle bande. – Noms de ses quatre lieutenants. – Épisode de son audacieuse irruption dans la chartreuse de Frascati. – Enlèvement et séquestration de quatre religieux. – Couardise, soumission, et piteuse condamnation du prêtre-brigand Tolfa. – Aventures funestes occasionnées par la rançon des chartreux. – Honnêteté scrupuleuse des brigands dans le partage de leur butin. – Investissement et assaut nocturnes de Monticello par la force armée. – Massacre des scélérats surpris dans ce refuge. – Arrestation, agonie, et mort de Massaroni à Fondi. – Infamie de son secrétaire Mattei. – Vengeance insensée et mort d’un féroce brigand. – Formation de la nouvelle bande de Magari.

Chapitre V (1821 et 1822)

Organisation dispendieuse et stérile du corps des centurions pontificaux. – Un traître, victime lui-même d’une trahison. – Première campagne de Gasbaroni dans les Abruzzes. – Embûche à laquelle il échappe dans un défilé des Apennins. – Mesures de rigueur du gouvernement. – Notifications terrifiantes de Mgr Zacchia, délégat de Frosinone. – Politique de Gasbaroni pour se réhabiliter dans l’esprit des populations. – Épisode charmant de son passage dans les hôtelleries d’Alatri et de Tomacella. – Traits de galanterie et de générosité de sa part. – Arrestation des familles des brigands, et démolition de leurs maisons. – Démoralisation des compagnons de Gasbaroni. – Sa harangue éloquente à cette occasion. – Digression sur les nouveaux exploits de Magari. – Composition choisie de sa bande. – Une Saint Barthélemy de bergers, de mules et de brebis sur le territoire de Reisonna. – Fatale méprise d’un messager de la police. – Atroce moyen employé par Gasbaroni pour punir et prévenir la trahison des paysans. – Épisode de l’enlèvement du colonel autrichien Gutnhofen, près de l’Epitafio. – Pillage de son carrosse. – Récit de sa séquestration et de sa rançon. – Formidable expédition organisée et entreprise pour sa délivrance. – Situation critique et ruse heureuse de Gasbaroni cerné de toute part. – Sa magnanimité à l’égard de son noble prisonnier. – Reconnaissance témoignée par ce colonel et par son fils. – Déconvenue du délégat et danger auquel il échappe. – Description des montagnes de Monticello di Fondi. – Charmes et ressources qu’elles offraient aux brigands pendant l’hiver. – Gasbaroni surprend et défait la force armée à Valle-Viola. – Son combat avec la troupe du lieutenant Pavoni.

Chapitre VI (1822 et 1823)

Seconde campagne de Gasbaroni dans les Abruzzes. – Riche rançon qu’il obtient du marchand Celente. – Mort funeste et portrait de son lieutenant Vittori. – Retour de Gasbaroni dans les montagnes de Terracine. – Il est surpris par la force armée, et blessé une seconde fois. – Sa pénible guérison. – Anecdote du cérat, empoisonné de Fondi. – Révélation opportune qui sauva Gasbaroni d’un guet-apens organisé pour l’enlever dans sa retraite. – Épisode du parricide Grossi. – Gasbaroni le déclare indigne d’être admis parmi les brigands. – Atroce et perfide vengeance de ce monstre. – Comment il achète l’impunité. – Unique et misérable exploit du corps des centurions. – Troisième campagne de Gasbaroni dans les Abruzzes. – Sublime courage et martyre d’une paysanne de Vinnola, résistant aux séductions et aux menaces de Gasbaroni. – Expédition de Gasbaroni dans la Sabine. – Épisode plaisant d’une noble dame tombée entre ses mains. – Étranges visiteurs que cette dame mène à sa famille. – Enlèvement de l’intendant du prince Colonna et de son gendre. – Modération généreuse de Gasbaroni dans la fixation de leur rançon. – Obligations imposées par le gouvernement aux victimes du brigandage.

Chapitre VII (1823 et 1824)

Expédition organisée contre Gasbaroni par les forces armées d’Anagni et de Palestrina. – Son injustifiable imprudence en cette circonstance. – Sa fatale et périlleuse retraite par la grande chaîne des Apennins. – Embuscade dans laquelle il vient à tomber.– Sa troisième blessure.– Ineptie apportée dans les poursuites de la force armée. – Refuge choisi par Gasbaroni pour sa guérison. – Diversions opérées en sa faveur par ses lieutenants Feodi et Minocci. – Soins et dévouement des bergers de Veroli à son égard. – Sa réapparition fêtée dans la province maritime. – Révélation fortuite d’un guet-apens monté contre lui dans la ferme Pia. – Ses projets secrets de vengeance. – Célébration traditionnelle de la fête de Noël par les brigands. – Digression sur les exploits de Magari pendant l’été de 1823. – Rançon du chirurgien de Spelonca. – Séquestration, humeur plaisante et philosophie du riche marchand Ferri. – Description topographique du domaine de la ferme Pia. – Trahison du chef des bergers. – Expédition organisée d’après ses avis contre Gasbaroni par le commandant des archers de Terracine. – Investissement et assaut nocturnes de la ferme Pia. – Mêlée confuse des archers et des brigands. – Voie de salut laissée sottement à ces derniers. – Désappointement du commandant Alteana. – Avènement du pape Léon XII. – Mission officielle de Mgr Cristaldi à Terracine. – Propositions d’amnistie transmises aux brigands par l’entremise du frère de Gasbaroni. – Fatalité qui fait évanouir pour eux ces heureuses chances. – Horrible vengeance exercée par Gasbaroni sur les bergers de la ferme Pia. – Indignation et départ immédiat de Mgr Cristaldi. – Aveux sincères et touchants de Pierre Masi, auteur de ces mémoires. – Motifs et circonstances qui l’avaient alors entraîné dans le brigandage. – Amertume de ses regrets superflus. – Liste nominative et complète des brigands tenant la montagne en 1824. – Observations sur leurs tristes et différentes fins.

Chapitre VIII (1824)

Gasbaroni partage sa bande en trois détachements. – Il arrête et pille la diligence de Piperno, puis un carrosse anglais. – Surprise du détachement de Feodi par la force armée. – Zèle imprudent et fanfaronnade du gouverneur de Pisterzo. – Trophées ridicules de la force armée. – Soupçons du gouvernement à l’égard des chefs des archers et de la magistrature de Frosinone. – Mission extraordinaire du cardinal légat Pallotta à Frosinone. – Son fameux édit, et son bizarre système de répression. – Âge d’or et apogée du brigandage. – Fêtes et festins donnés à Gasbaroni par les populations. – Épisode tragique du meurtre du gouverneur de Pisterzo. – Haines aveugles dont il était l’objet. – Complot ourdi contre lui. – La grand’messe de l’Ascension à Pisterzo, en 1821. – Irruption de Gasbaroni et de sa bande dans l’église. – Massacre du gouverneur devant l’autel et les paroissiens. – Philosophie de l’archiprêtre, pendant et après ce drame. – Funeste destinée du garde-champêtre. – Singulière justice du cardinal légat. – Vaines réclamations des communes rendues responsables des excès du brigandage. – Tristes fins de sept novices trop confiants.

Chapitre IX (1824 et 1825)

Description topographique de la forêt du prince Caserta (dans les Marais Pontins), et des ressources qu’elle offrait aux brigands. – Deux jours de délices passés par Gasbaroni et sa bande sur le territoire de Piperno. – Arrestation d’un carrosse et de deux officiers autrichiens sur la route des Marais Pontins. – Leçon plaisante donnée par Gasbaroni aux anciens de sa bande. – Son stratagème et son succès dans l’enlèvement du seigneur-châtelain Rosetti. – Plaintes universelles soulevées par le régime du cardinal Pallotta. – Son rappel et son remplacement. – Mesures de rigueur reprises par son successeur, monseigneur Benvenuti. – Étape charmante de Gasbaroni et de sa bande dans les bois de Pofi. – Expédition de Gasbaroni dans les Apennins, au son de la guitare. – Son retour dans la Sabine. – Sa malheureuse tentative pour faire visite au cardinal Ercolani dans le collège de San Salvatore. – Terrible combat avec la force armée. – Nouveau plan de campagne de Gasbaroni et de ses lieutenants. – Épisode et funestes conséquences de la trahison du brigand Ciovaglia. – Emprisonnement général des amnistiés de 1820. – Gasbaroni traverse la plaine et la route de Frosinone, en dépit de toutes les forces armées de la province. – Épisode du rendez-vous de Noël 1824, donné par Gasbaroni à ses deux lieutenants. – Trahison intéressée du berger Vallecorsa. – Mort funeste de Minocci et de trois autres brigands. – Portrait et caractère de Minocci. – Blessure de Feodi.

Chapitre X (1825)

Gasbaroni règle un compte arriéré de ses prédécesseurs. – Trahison du berger Mangiapelo. – Gasbaroni surpris par trois détachements dans la forêt des Marais Pontins. – Dispersion de sa bande. – Trahison entre brigands. – Réunion de Gasbaroni et de Magari dans le royaume de Naples. – Avances insidieuses et déconvenue du commandant de Fondi. – Nouvelle et inutile proposition d’amnistie faite par la délégation de Frosinone. – Plan de campagne des brigands pour le printemps de 1825. – Épisode de l’irruption de Magari dans le village de Marannola. – Enlèvement et séquestration des trois frères Sparagna. – Scène touchante d’amour fraternel. – Festin gratuit servi aux brigands. – Panorama enchanteur du Monte della Croce. – Rançon des frères Sparagna. – Michel Feodi et sa bande tombent dans un guet-apens. – Un calvaire napolitain, à Paslena. – Mort et portrait de Feodi. – Arrestation et déportation des familles des brigands. – Scène déchirante de leur embarquement à Terracine. – Exil et destinée de ces proscrits innocents. – Dernière expédition de Gasbaroni dans les Abruzzes et dans la Sabine. – Son dernier meurtre. – Dissertation sur les trésors incalculables passés entre ses mains. – Récit de la capitulation de Gasbaroni. – Ses amours avec la belle Gertrude Demarchis, de Sonnino. – Le gouvernement renonce aux mesures de rigueur à l’égard des brigands. – Mission de Monseigneur Pellegrini à Sonnino. – Amorce, et députés qu’il emploie, pour attirer Gasbaroni dans ses filets. – Conférence de Monseigneur Pellegrini avec Gasbaroni dans les montagnes de Monticello. – But secret de Gasbaroni en accueillant cette proposition d’amnistie. – Sa lettre de convocation à ses compagnons dispersés. – Asile joyeux constitué à Gasbaroni dans l’église de la Madonna della Pieta. – Son entrevue piquante avec la gendarmerie de Sonnino. – Réflexions amères de l’auteur contre la duplicité du gouvernement. – Illusions et arrivée des brigands convoqués auprès de leur chef. – Festin et belles promesses qui leur sont donnés dans l’église même de la Madonna della Pieta. – Confiance aveugle de Gasbaroni. – Capitulation définitive de Gasbaroni et de ses compagnons. – Le dernier jour du brigandage. – Triste réveil du lendemain. – Résignation et philosophie de Gasbaroni pris au piège. – Départ du premier convoi de brigands pour le fort Saint Ange. – Succès complet des artifices de Monseigneur Pellegrini.

Chapitre spécial et final

Détention perpétuelle de Gasbaroni et de ses compagnons

Détention provisoire de Gasbaroni et de ses compagnons au fort Saint Ange. – Leur cruel désappointement. – Leur interrogatoire. – Noble refus de Gasbaroni de dénoncer ses complices. – Motifs de la rigueur du gouvernement. – Décisions prises à l’égard des prisonniers. – Nouvelles promesses mensongères. – Transfèrement au fort de Civitavecchia. – Un gendarme généreux et sans rancune. – Installation et triste régime des prisonniers. – Arrestation générale des suspects dans la province de Frosinone. – Horreurs d’une captivité sans fin. – Transfèrement à la Rocca di Spoleto. – Transfèrement et réclusion définitive au fort de Civita-Castellana. – Langueur, désespoir et dépérissement successif des compagnons de Gasbaroni. – Gasbaroni sur le bord de la tombe !

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